maras

Pour la première fois, le gouvernement FMLN (ex-guérilla) s’attaque aux finances des Maras, ces groupes de délinquance organisée bien connus qui affligent le pays. Les autorités ont ainsi saisi quantités de commerces et négoces en tout genre, concessionnaires autos, hôtels, restaurants, entreprises de bus et de taxis ou encore bordels, le tout pour une valeur représentant des millions de dollars.

La manoeuvre s’inscrit dans une politique de lutte tous azimuts contre les Maras initiée par le même gouvernement Sánchez Ceren en 2015 et qui a notamment donné lieu à une explosion de violence, entre autres du fait des affrontements réguliers entre Forces de Sécurité et Mareros.

La fin d’un mythe

Ce nouvel aspect de la guerre contre les Maras est d’autant plus intéressant qu’il met à mal un des mythes fondateurs des Maras, selon lequel tout dans l’organisation n’est que partage et redistribution entre les membres. Si les Mareros de base, environ 40.000 pour ce qui est de la seule Mara Salvatrucha MS-13, la plus importante, vivent en effet plutôt chichement, il apparaît clairement que certains de leurs leaders, même s’ils préfèrent qu’on les désignent comme simples “porte-paroles”, engrangent des bénéfices autrement plus intéressants.

A noter enfin que de récents règlements de compte à l’intérieur des Maras laissent penser que l’action nouvelle des autorités sur les finances semblent constituer un angle d’approche prometteur.

A lire, l’analyse comme toujours très intéressante et documentée produite par El Faro.

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