Carlos Basombrio, fraîchement nommé ministre de l’intérieur du gouvernement PPK, vient de dénoncer l’existence d’un escadron de la mort au sein de la police nationale. En cause, l’exécution de près d’une trentaine de délinquants supposés entre 2011 et 2015, à Lima ainsi qu’à Ica et Chiclayo. 96 policiers, 16 officiers et 80 sous-officiers font pour l’heure l’objet d’une enquête.

Les faits supposés étant pour l’heure en cours d’investigation, on restera bien sûr prudent, d’autant plus que les alternances politiques, en Amérique latine mais aussi ailleurs, offrent souvent l’occasion de règlements de comptes et accusations diverses pas forcément fondées à l’encontre de la gestion précédente.

Toutefois, l’accusation est suffisamment grave et les indices de culpabilité assez étayés pour qu’on y prête attention. En soi, la pratique du “nettoyage social” n’a malheureusement rien d’extraordinaire sur le Continent. Cependant, le ministre a ici parlé d’un système d’exécution offrant à ses auteurs de possibles rétributions financières et des promotions et impliquant éventuellement des membres hauts placés de l’institution. A noter que le commandant en chef de la Police Péruvienne, Raúl Prado Ravines a immédiatement nié tout lien avec l’affaire.

L’interview du ministre Basombrio sur Peru21.

 

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